IL SOLE NON SI MUOVE

Avec « Il sole non si muove », la Compagnie Rassegna se penche sur la circulation des chansons profanes au XVIème siècle. A cette occasion, flûte kaval, luth arabe, basse, guitare baroque ou électrique invitent la viole de gambe à accompagner les chanteurs de la compagnie. Au programme, des pièces issues des répertoires de chansons italiennes (frottole), espagnoles ou portugaises, des chants issus du «Hawzi» (genre né au XVIème siècle dans la ville algérienne de Tlemcen), ainsi que des airs turcs et arméniens caractéristiques de cette époque.

En parallèle de ce répertoire méditerranéen, un autre se dessine : venus de l’Angleterre élisabéthaine, des Ayres de Dowland et de Hume, ou des extraits des «cris de Londres», ponctuent le déroulé du concert. Ils rappellent que cette époque fut celle des flux et des échanges autant que celle des territoires et que, européen avant l’heure, le musicien de la Renaissance circulait en permanence, croisant déjà les influences et les sonorités, pleinement acteur d’un monde en mouvement. Propices à l’improvisation et à la créativité, ces airs du nord et du sud de la Méditerranée permettent un nouvel angle de vue, plus septentrional, sur cette mer si fascinante.

Ensemble de huit artistes avec Bruno Allary (direction artistique, guitares, saz), Mireille Collignon (viole de gambe), Isabelle Courroy ou Manuelle Aucanot (flûtes kaval), Fouad Didi (chant, oud), Thomas Bramerie (contrebasse), Carine Lotta (chant), Sylvie Paz (chant), Carina Salvado ou Mandy Lerouge (chant).

Création réalisée avec le soutien de la Fondation Orange pour la création musicale. Album produit avec le soutien du FCM et de la Région Sud PACA.

« Il Sole non si Muove »(Buda Musique édition, 2017), disque coup de coeur de l’Académie Charles Cros, catégorie Création Musiques du monde

LA PRESSE EN PARLE

« La Compagnie Rassegna nous offre […] un doux voyage au XVIème siècle. Quatre cordes et cinq voix (dont la flûte kaval) se répondent dans une harmonie intemporelle, par l’introduction de la guitare électrique et les arrangements de Bruno Allary. Quelques percussions s’invitent délicatement dans cette rencontre aussi festive que mélancolique, spirituelle et sensuelle, polyphonie ancrée dans l’inconscient collectif. » – NOUVELLE VAGUE

« Musique intranquille et voyageuse du XVIe siècle, ainsi la qualifie l’historien Patrick Boucheron (…) Cette capacité à ne pas établir de distinctions a séduit Bruno Allary, âme de ce bel ensemble, qui refuse les cloisonnements qui « réduisent l’infini au binaire ». Le résultat, une incursion délicieuse qui nous mène de l’Angleterre élisabéthaine aux faubourg de Tlemcen en passant par l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Bulgarie et la Provence. Quatorze pièces d’une sobre et virtuose élégance (…) » – ZIBELINE